Ca y est ! je suis tatouée !

    Ca y est ! je suis tatouée ! Ce que j’ai attendu pendant si longtemps est enfin arrivé !

   Une fois le rendez-vous pris, j’étais impatiente que ce fameux jour arrive ! Je n’ai pas vraiment angoissé, me disant que je verrais bien le moment venu. Ca ne pouvait pas être si terrible que ça ! Mais ne pas angoisser jusqu’au jour J aurait été un miracle pour moi. J’ai commencé à prendre des Euphytoses dès le dimanche soir afin de me préparer pour mercredi. Oui vous pouvez rire, mais je voulais être le plus calme possible. Lorsque le grand jour est arrivé le timing était presque chronométré ! Etant donné que j’avais rendez à 13h et que je finissais les cours (normalement) à 12h15. J’ai dû partir un peu plus tôt, la tête basse, pour avoir le temps de rentrer et m’accorder une petite demi-heure pour manger. Comme je l’ai déjà dit dans un précédent article, j’ai la chance d’avoir mon tatoueur à une rue de chez moi, ce qui facilite sérieusement les choses.

    Je suis arrivée avec cinq petites minutes de retard. Eh bah oui ! Avant de partir, je devais m’assurer de n’avoir rien oublier: porte-monaie, pause pipi, enfermer le toutou. Lorsqu’il m’a accueillie, j’ai le bonheur de constater que tout était prêt et de voir en vrai le dessin ! Il était juste magnifique ! La plume n’était pas aussi « abimée » que je m’y attendais mais l’ensemble était finalement plus harmonieux et fonctionnait bien. On a fait quelques modif’s : rajouter du duvet, rallonger légèrement la tige… Il m’a rassuré sur quelques points et hop ! Il était temps de préparer le tatouage: on voit à peu près la taille que ça peut donner sur mon bras: c’est trop grand. Le dessin passe au scanner, on la retourne à l’ordinateur pour qu’elle soit dans le bon sens et on la réduit de 10%. On re-regarde ! C’est parfait ! Je patiente le temps qu’il fasse le croquis à l’aide d’une encre spéciale qu’il va ensuite coller sur ma peau. Cela permettra de déterminer l’emplacement. Il me l’installe et je découvre ma plume sur mon avant-bras à l’encre bleu. « Je vais faire ma chiante, mais nan ça va pas, il est trop haut. » « Tu vois, j’avais raison ! » sourit mon tatoueur, qui m’avait prévenu quelques minutes plus tôt. Mais que voulez-vous ? Je suis une sacrée tête de mule ! On essuie tout et recommence ! Cette fois, je ne dis rien et je le laisse faire. « Parfait !« 

    C’est parti ! Je m’installe dans le fauteuil prête à subir ma torture. Il installe son matos et je me rends compte que depuis que je suis arrivée, je suis plutôt calme. Une amie également bloggeuse qui s’est déjà fait tatouée par Gorbalex à trois reprises vient me rendre visite. Elle arrive pile au bon moment: avant qu’il me pique. Je suis heureuse de la voir, la savoir à mes côtés me rassure. « On y va ? » me demande-t-il. Je suis tellement crispée que je ne répond pas. « Je vais d’abord piquer une première fois pour que tu vois comment c’est et ensuite on y va. » Toujours pas de réponse. Okay, okay. Je respire… plus ! Il pique. « Quoi, c’est tout ? Je m’attendais à pire ! » m’exclamé-je. « Eh oui ! On s’attend toujours à un truc horrible la première fois ! » me répond Camille. À peine une petite griffure ! Je me détends et  souris. « Allez, c’est parti ! » Jusqu’à ce que Camille soit avec moi, tout s’est plutôt bien passé ! Je trouvais ça presque amusant. Mais une fois qu’elle est partie, la douleur à commencé à augmenter au fur et à mesure. On a discuté avec le tatoueur, ce qui m’a evité de me concentrer sur ce qu’il était en train de me faire. Puis les endorphines se sont propagée dans mon organisme. J’ai ressenti un état de fatigue comme si j’avais envie de dormir. C’était très étrange ! Comme si j’étais en train de planer, ou alors que j’étais malade, je ne sais pas trop. Dans tous les cas, j’endurais sans problème les minuscules piqures, d’autant plus que je voyais la progression du tatouage. Le voir se former sous mes yeux me procurais une grande satisfaction. Je trouvais ça merveilleux de le voir se former,  En revanche,  je ne peux m’empêcher de tourner là tête dès qu’il me pique. Ça faisait rire le tatoueur, il avait l’impression que j’étais en train d’assister à un match de tennis.

    Les choses se sont corsée lorsqu’il a fait un espace de « balayage », indispensable parait-il pour rendre la tatouage tout beau. Il y avait une sacrée rangée d’aiguille et le geste qu’il faisait n’était pas très agréable. Comme s’il grattait, grattait et grattait encore la peau. Je lui ai avoué:  » ça c’est plus la douleur à laquelle je m’attendais !« . J’ai commencé à faire la grimace. Les choses devenaient limite supportable, mais je tenais, je tenais, il le fallait ! Je devais être forte ! Le clou du spectacle (ou de la souffrance) a été lorsqu’il a inséré le blanc dans mon épiderme pour faire ressortir les contrastes des « poils » de la plume. La douleur était très vive. Je riais nerveusement. P*t**n, c’est que ça faisait quand même mal cette connerie ! J’ouvrais grand la bouche, mimant un cri silencieux.

    Une dernière touche, et puis c’était fini ! Fini ! Ah que j’étais heureuse ! Heureuse d’avoir le résultat final sur le bras (enfin pas tout à fait final puisqu’il faudra attendre que tout cicatrice comme il faut! mais le plus dur était passé). Heureuse de l’avoir fait, d’avoir osé me faire tatouer malgré l’appréhension et surtout d’avoir confié mon bras à Gorbalex (pour ceux qui habite aux alentours de Rennes foncé !). Il a réussi à réaliser la plume réaliste que j’attendais. Il est minutieux: il aura tout de même travailler pendant près de deux heures sur mon bras, parce qu’il a pris le temps de peaufiner les détails.  Et même si ce n’est pas forcément agréable de se faire encrer, j’ai passé un excellent moment.

cahier et plume

    Je suis ressortie à 16h (je serais restée tout de même trois heures dans son atelier). J’étais vannée, d’autant plus que j’avais un mal de tête depuis le matin. Autant dire que j’étais pas très bien. Trop précautionneuse, je n’ai pas voulu prendre de cachet de peur que cela fluidifie le sang. Les deux que j’ai pris en rentrant, m’ont fait un bien fou.

Depuis avant-hier, je n’arrête pas d’admirer ma plume, la voyant évoluer tout doucement, s’éclaircissant peu à peu… Et je suis tellement contente, car j’ai le sentiment d’avoir franchie une étape. Je me suis donnée beaucoup de précepte ce soir là : le premier étant de m’assumer car je le mérite !

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4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. elodie macquart dit :

    j’ai commencé mon premier tatoo à 15 ans dans le bas du dos et depuis moi et la famille (mére, mes deux fréres, ma belle sœur , mon copain) on ne s’arrête plus ^^

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    1. Et moi j’ai interdiction d’en faire un autre… Ça va être dur! 🙂

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  2. Cathy dit :

    Bonjour!

    Très beau tatouage, différent de ceux que l’on croise du genre, j’aime bien! Moi aussi j’ai un projet mais il mûrit très doucement dans un coin de ma tête… Je regarderai la galerie de Gorbalex, bien que je n’habite pas super près de Paris ça va être chaud 😀

    D’ailleurs, puisque j’ai du mal à me créer une base de données d’images pour bien cerner ma recherche, toi tu t’y es pris comment pour trouver quel style de tattoo tu voulais?

    Merci ^^

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    1. Bonjour,
      merci 🙂 cela me fait penser que je devrais refaire un petit article, mon tatouage a bien évolué depuis (je le trouve de plus en plus beau!)
      Concernant Gorbalex, je ne sais pas si j’ai bien compris ta phrase, mais il n’est pas de Paris mais de Rennes.
      J’ai fait des recherches sur des groupes facebook de tatouage, sur Weheartit, googleimages (mais rien de probant) et un peu sur DeviantArt. Après je savais que je ne voulais pas quelque chose de détaillée, réaliste, déjà ça oriente tes choix. Même si tout n’est pas bien calé, je te conseilles d’aller voir un tatoueur et de lui poser tes questions. Ça peut aider pour se projeter et avoir une idée plus précise de ce qu’on veut et surtout de savoir ce qui est possible ou non de faire.
      Déborah

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