Chronique: D. De Vaujany nous ouvre les portes de Tryskellia

Tryskellia

Tout d’abord, je tiens à remercier D. de Vaujany, qui m’a permis de découvrir son livre en me l’envoyant par Service Presse.

La couverture est élégante, raffinée et féminine. J’étais curieuse de découvrir ce que ces masques cachaient. Le livre en lui même est composé de 300 pages de lectures en TRÈS grand format, de quoi occuper un lecteur gourmand. L’auteur m’avait lui même rassuré en me disant: « ne prend pas peur fasse à la taille du bouquin, il y a de nombreux Triskell à l’intérieur qui permettent de guider le lecteur et créer des pauses« . Le livre est découpé en 29 chapitres, ce qui offre une lecture tout de même aérée.

plage tryskellia

L’histoire débute sur la rencontre entre l’écrivain fictif et Tara, qui lui narre l’histoire de sa fille, Alexandra. On progresse lentement dans un univers d’abord très terre à terre. Puis, pendant son voyage en Russie, Alexandra et sa guide durant une excursion en chien de traineau, font une mauvaise chute. La petite fille fait la connaissance d’une minuscule créature appartenant à un autre monde, Ysha. Celle-ci vient alors à lui raconter l’histoire de deux princesses et de leur monde, celle de Tryskellia et du crépuscule des Sirènes. Personnellement, cette double narration m’a perturbée. Cela amène de la distance, alors que nous demandons à être entièrement immergé. Si le deuxième niveau de lecture semble nécessaire, le premier lui, parait au contrairement superflu dans ce premier tome.

Pour parler de l’histoire en elle même, je l’ai trouvé plaisante. Je me suis sentie comme dans un rêve, où on se laisse bercer et porter. À chaque fois que j’ouvrais ce livre, j’avais un imperceptible sourire sur le visage, comme lorsqu’on se sent bien. J’ai apprécié l’ensemble de l’univers qui est bien développé. L’auteur parvient à ajouter sa touche d’originalité par l’intrigue de l’histoire. D’ailleurs, j’ai été impressionnée par la richesse et la diversité des prénoms. « Mais où va-t-il chercher tout cela ? » me suis-je demandée. Le lexique à la fin du livre est en revanche le bienvenu car on a tendance à vite se perdre tant il y a de personnages.

J’ai apprécié l’humour que l’auteur rajoutait à son récit, cela ajoute une touche de légèreté. En revanche, il y a certains passages  « clichés » qui m’ont un peu déçu. Bien sûr, nous sommes dans de la fantasy, nous retrouvons donc forcément l’archétype des toutes les créatures qui peuplent le monde de Tolkien et autres auteurs célèbres. Un nain, reste un nain ! Mais j’ai trouvé certains passages un peu trop appuyé à mon gout, qui allait presque jusqu’à l’exagération.

« Tryskellia » pourrait convenir à un large public, cependant, je le conseillerai davantage à un lectorat souhaitant découvrir la fantasy, car certains lecteurs avertis pourront se plaindre du manque de détails. J’ai trouvé qu’à des moments essentiels du livre, les évènements passaient trop rapidement, nous n’avions pas le temps de nous y plonger pleinement (mais probablement est-ce dû à cette double narration, comme citée plus haut). En revanche, il se passe tellement de choses, de rebondissements, qu’on ne s’ennuie pas ! Dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment.

Vous le procurez

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