Les éditeurs ne sont pas des Dieux… Quoique…

Hier, après avoir voulu m’inscrire à un salon du livre jeunesse de ma région, j’ai eu la grande déception de recevoir un refus. Oui ils avaient toujours des places, mais non ils ne prenaient pas d’auteurs auto-édités. En Bretagne, les salons ont le mérite d’être relativement ouvert sur cela, malheureusement pas tous et cela se comprend: chacun choisit ses invités. C’est pourquoi, je profite de cet évènement pour rebondir sur quelque chose qui me touche.

En effet, souvent j’ai le sentiment que les auteurs auto-édités se retrouvent mis à part, par rapport à ceux édités et qu’ils ne sont pas traités de façon égale. Cela est d’autant plus vrai aux yeux de nos pairs. Sous prétexte que nous n’avons pas d’éditeur, nous avons moins de valeur. Mais est-ce un nom en bas de la couverture qui permet de certifier de la qualité de nos écrits ? Chers édités, vous avez eu la joie d’être sélectionnés par un comité de lecture, de bénéficier d’un travail éditorial sur votre manuscrit, c’est merveilleux, je vous l’accorde. Cependant, nous avons, vous et moi, des juges communs et certainement les plus importants de tous: nos lecteurs. Tout le monde ne peut pas aimer votre livre, certes, mais rapidement, vous pourrez situer la qualité de votre travail grâce aux critiques qui peuvent circuler sur le net. Auteurs édités et auto-édités, cessons les clivages, les rivalités et les différences car nous menons un but commun après avoir travailler dur pour mener notre projet à son terme: trouver un lectorat à notre livre.

L’édition est un moyen pour arriver à atteindre nos objectifs, mais je vais être franche avec vous: je n’envie pas les auteurs qui ont un éditeur à compte participatif (je ne parle même pas du compte d’auteur…), ni même de ceux qui ont un éditeur peu scrupuleux. Je sais ce que c’est que de se battre contre le sien. Peut-être me diriez-vous, qu’il faut savoir se contenter de ce que l’on a. Je vous répondrais que je ne suis pas d’accord ! Ce n’est pas parce qu’un éditeur vous a accepté dans sa structure, que cela lui donne la légitimité de vous traitez comme un moins que rien et de ne pas vous payez votre dû. Beaucoup d’auteurs se plaignent et n’osent pas rompre leur contrat par peur de l’avenir. Comme je les comprends, mais ce n’est pas une raison de se laisser marcher sur les pieds ! J’ai eu le courage de dire « STOP », pour la bonne raison que je n’approuve pas leurs agissements. Non, je n’ai pas un trop fort égo, j’ai juste des valeurs et je ne supporte pas que certains viennent les piétiner sans vergogne. L’éditeur domine le monde du livre et les auteurs à genoux, le vénère. La preuve : nous ne pouvons même pas mener notre éditeur devant les tribunaux malgré toutes les erreurs qu’il peut commettre, sous prétexte que vous serez classé dans la case: « auteur à problème, manuscrit à jeter ». Si le professionnel nous apporte ses compétences et son expérience, à notre tour nous lui apportons quelques deniers à la fin du mois, c’est pourquoi dans cette relation devrait régner l’équité et surtout le respect.

 L’auto-édition est un choix, soit parce que notre livre entre difficilement dans les lignes éditoriales, soit parce que nous préférons être libre de nos mouvements ou pour bien d’autres raisons. Cependant, si nous souhaitons avancer, faire connaître plus largement notre livre, au bout d’un moment, nous sommes presque obligé d’en venir à l’édition. Pour ma part en tout cas, je ne me vois pas rester dans cette situation que temporairement, car quoi qu’on en dise l’édition offre des avantages non négligeable. Les éditeurs dominent le monde des livres, c’est pour cette raison que nous devons d’autant plus faire attention lorsque nous choisissons le notre, réfléchir à dix fois avant de signer un contrat plutôt qu’un autre. En effet, si je râle beaucoup, je sais également qu’à côté de cela, il y a de très bon éditeur, peut importe la taille de leur structure qui se donnent à fond dans leur travail et pour les auteurs. Je regrette que ces éditeurs là ne soient pas assez nombreux et que la réputation de l’édition soit entaché à cause d’autres, qui ne mérite que le nom de « prestataire de service ». Alors  ne vous sentez pas obligé de signer un contrat  sous prétexte que c’est la seule qui a acceptez votre manuscrit. (j’en parlerai dans un prochain article comment reconnaitre un bon éditeur) Trouvez le bon éditeur demande travail, recherche et patience, mais ne désespérez pas, c’est possible ! Peut importe le temps que vous restez en auto-édition, il faut savoir commencé petit pour devenir grand, le chemin que vous aurez parcouru sera d’autant plus noble.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Akiko Murita dit :

    Bel article. Etre publié ne doit pas être une fin en soi. Certains éditeurs comptent sur cette envie pour exploiter les auteurs et leurs écrits, sans retravailler les manuscrits ou pire, en y ajoutant des fautes… J’attends le prochain article sur comment reconnaitre un bon éditeur avec impatience…

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  2. lotusflow3r dit :

    Oh ! Comme je suis d’accord avec tout ce que tu dis là. Les musiciens, aujourd’hui et en grande partie grâce à internet, ont toute légitimité à exister sans un label derrière eux, mais il existe encore un snobisme dans le monde de la littérature, qui sera vraisemblablement anéanti par le e-book d’ici une dizaine d’années. J’ai eu moi aussi une expérience désastreuse avec un éditeur et j’ai globalement passé suffisamment de temps à les fréquenter pour savoir que leurs choix ne sont pas lié qu’au qualitatif mais aussi aux réalités du marché économique et à leurs goûts personnels. J’ai décidé depuis de tourner la page et de me passer d’intermédiaires. Mes lecteurs me pressent parfois de tenter de nouveau ma chance, de soumettre mes manuscrits, persuadés qu’ils sont qu’être édité à 500 exemplaires par un éditeur de province me comblerait de joie et d’orgueil : je leur réponds à quoi bon ? Je ne serai pas publié par Gallimard ou Plon, ça c’est certain (les gros éditeurs ne « découvrent » pas, ils récupèrent), et être édité par un petit éditeur non seulement ne me rapportera pas d’argent, mais il est en plus probable que je serai moins lu qu’en mettant mes livres gratuitement sur internet.

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