« Mamy Grand » de Sylvie Arnoux

Résumé: Le temps d’une nuit, la dernière passée au chevet de sa grand-mère, l’auteur replonge en enfance. Dans un aller-retour permanent entre l’instant présent et le passé, elle revit les nombreux moments de complicité qu’elles ont partagés. Nous les suivons au gré de leurs voyages entre Drôme et Ardèche, de la vallée du Rhône au rude plateau Ardéchois. L’auteur redevient la petite fille à l’imagination débordante et nous offre ses souvenirs comme autant de madeleines de Proust à déguster. Les souvenirs s’égrènent au fil des heures, tissant une bulle affective et protectrice autour de l’adulte qu’elle est devenue et de l’enfant qui sommeille toujours en elle

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Mon avis: Comme pour « 18 ans et après ? », « Mamy Grand » est un livre voyageur. Je l’ai reçu il y a environ un mois, mais n’ai commencé à le lire qu’à partir de ma rentrée universitaire, pour occuper mes trajets en bus, de mon domicile à la fac. Une fois les écouteurs sur mes oreilles afin de m’isoler du bruit, je me suis plongée dans cette lecture.

On retrouve l’auteur devant le lit d’hôpital de sa grand-mère, où elle commence à narrer ses souvenirs. Si la fin est déjà toute tracée, ce sont les cours épisodes de la vie de Sylvie en compagnie de sa Mamy Grand qui rythme l’histoire. Elle emprunte le « tu » pour créer une ambiance intimiste avec son aïeul, le lecteur s’introduit à la manière d’un spectateur dans ce récit. Si cela peut déranger certains, j’ai au contraire trouver cela particulièrement intéressant. Nous avons la sensation d’être tapis dans l’ombre, nous n’osons pas faire de bruit afin de ne pas les déranger et nous prenons plaisir à observer ces scènes quotidiennes qui respirent le bonheur. Car oui, grâce au description de Sylvie qui sollicite nos sens, nous sommes plonger dans sa mémoire. Certains passages font forcément écho à notre propre vie. Étant donné que j’étais dans le bus, j’ai du retenir mes larmes, tout comme mes éclats de rires, mais les émotions étaient au rendez-vous. Probablement avais-je un sourire au coin des lèvres emprunt de nostalgie, car cette nostalgie l’auteur nous la communique.

J’ai refermé le livre émue par ce touchant témoignant. La fin qui donne à ce récit toute sa portée, amène à de multiples réflexions et surtout à un constat évident: il faut profiter de ceux qu’on aime, les entourer de notre amour tant qu’ils sont encore parmi nous. C’est également un message d’espoir pour les personnes qui comme Sylvie ont perdus un proche. Dans tous les cas, j’ai passé un agréable moment, où le gâteau de sa grand-mère m’a donné l’eau à la bouche !

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Disponible sur le site éditeur, et commandable en librairie.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Syl69 dit :

    Merci pour cette belle critique. Je suis touchée et émue de voir à quel point tu as su rentrer dans ce livre et dans mon enfance. 🙂

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    1. De rien 🙂 C’est un beau témoignage que j’ai pris plaisir à lire 🙂

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